Vous avez souvent rêvé d'un aller simple vers le bonheur. Il s'offre à vous. Alors vous ne pensez plus, vous ne bougez plus; vous êtes figés avec cette envie de voir venir le bonheur, de sentir que le risque approche. Vous ne savez pas, mais vous espérez. Cette sensation, c'est un peu celle que je ressens quand mon corps s'approche du tien. Quand tu me touches la main, que je me retourne, et... qu'il n'y a personne. J'ai peur mais je suis excitée à l'idée d'être confrontée à cet élan de tendresse, à cette envie, à ce manque. Rien ne me plait plus dans notre histoire que le fait que celle-ci soit impossible, qu'il n'y ait aucune échappatoire. Car oui, je me confronte à l'indéfendable, à la tentation, à la trahison, jusqu'à ce que la fin me révèle qui tu es vraiment. Je te cherche car tu es en moi. J'ai cette impression de vide quand je vois que l'obscur nous rattrape. Rassurée, tétanisée, angoissée, figée... par ce sentiment qui m'attire à toi. Si j'osai reculer, ce ne serait que de peur d'être contre toi. Mais la nuit te rend si beau, si confiant.
Un jour je m'abandonnerai à toi, c'est une promesse que la nuit qui nous lie m'a demandé de garder.
Je le ferai.